Horreur·Science Fiction

« Infection » de Scott Sigler

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Infection »
Auteur : Scott Sigler
Genre : Horreur / Science-Fiction
Éditeur : Milady

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résumé du livre

Seul mot d’ordre : éviter la panique. D’étranges organismes se développent sur des hôtes humains, les poussant à la folie et au meurtre. CIA et scientifiques enquêtent dans le plus grand secret. Mais l’infection se répand. Et un matin, Perry Dawsey, un ancien joueur de foot américain, se réveille avec des marques bizarres sur tout le corps qui se mettent à pousser. Son comportement devient instable et il entend des voix : il est infecté. Pire, la maladie exige des choses de lui. Mais Perry va se battre. Il est prêt à toutes les extrémités pour se débarrasser des parasites. Ce sera « eux » ou lui !

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Ma critique

Je m’attendais à mieux… Ce livre était dans ma wish list depuis plus de deux ans à cause du genre et de bonnes critiques que j’avais lu autrefois. L’ayant récemment trouvé d’occasion, j’ai craqué sans hésiter… Mais cette lecture ne m’a pas totalement convaincue. En effet, j’ai trouvé le début très long à mettre en place et je ne savais pas où l’auteur voulait en venir. On va suivre plusieurs personnages Margaret, une épidémiologiste et son garde du corps Clarence, Dew, un membre des forces de l’ordre ayant perdu son équipe et surtout Perry, le héros de ce livre… Ou plutôt, l’anti-héros car, même si on s’inquiète de son sort, il n’attise pas la moindre sympathie. Perry est quelqu’un d’assez sérieux dans son travail, violent, grossier et hanté par son passé. Il pourrait former un bon tandem assez sympathique avec son collègue et ami Bill, toutefois le destin va tout faire basculer… Cela commence avec des boutons sur le corps de Perry qui se mettent à gratter et lui faire mal. La démangeaison est permanente et, peu à peu, des symptômes physiques comme le changement de la couleur de la peau ou d’autres changements vont rentrer en compte. Dès lors, Perry va essayer de percer le mystère sur ces étranges boutons. Percer, c’est peu dire ! Perry va non seulement arracher son épiderme, mais il va également se taillader, fouiller dans la chair à coup de fourchette et ne va pas hésiter à brûler son propre corps pour mettre fin à ses tourments. couv13733356Ces scènes sont vraiment très gores, détaillées et sanglantes. Je n’étais vraiment pas à l’aise avec ces scarifications qui interviennent ponctuellement au fil du récit ! Pour le coup, on est vraiment dans l’horreur !

Ce que va trouver Perry dans son corps s’appelle les Triangles. Ce sont des parasites qui m’ont rappelé le trématode ou le nématomorphe spinochordodes tellinii (tapez-moi ça sur internet et tâchez de ne pas vomir)… Berk ! Ces affreuses bestioles poussent à agir, à se faire du mal ou à se suicider… Elles rendent folles leurs victimes ! Le pauvre Perry va totalement perdre la tête en essayant de les déloger. L’avantage de ce livre est que l’on assiste réellement à la transformation progressive de ces Triangles. On voit chaque étape, chaque métamorphose physique et les effets que cela a sur leur hôte. Le plus souvent, on va vivre ces instants aux côtés de Perry, toutefois il arrivera que l’on se place directement du côté des parasites afin de savoir ce qu’ils désirent vraiment, leur plan pour assouvir leur victime et leurs desseins. C’est vraiment effroyable. Mon intérêt s’est surtout vu accroître lorsque les Triangles se sont mis à entrer en communication et à donner des ordres… Mais quel dommage que l’on doive attendre deux cent pages avant que cela n’arrive ! L’histoire met vraiment du temps à se mettre en place… D’ailleurs, si vous espériez des scènes d’action, vous pouvez passer votre chemin, car ce n’est pas le but de ce livre dont l’action vient seulement à la fin et défile un peu trop rapidement. À mes yeux, il y a un certain problème de rythme, ce qui joue sur mon appréciation générale. On reste principalement au même endroit : chez Perry…

Ce huis-clos sanglant n’a pas manqué de laisser des scènes en tête dans ma mémoire. Quelques jours après ma lecture, j’ai encore certains passages abominables qui me reviennent en tête. Le personnage principal n’a vraiment pas des parasites bien placés (messieurs, vous devriez compatir…) et va vraiment aller jusqu’au bout pour se débarrasser d’eux ! C’est aussi admirable qu’épouvantableParfois, certaines répliques ou scènes m’ont amusée et ce, malgré l’horreur de la situation. Bill est le personnage qui a le plus d’humour, néanmoins Perry ne manque pas de cynisme ou de sadisme pour rendre la vie des parasites un enfer… Je pense notamment à la façon dont il s’est débarrassé de la vermine sur son postérieur ou de la fixation des Triangles pour Colombo ! Il est également à noter qu’une police stylisée qui se veut inquiétante est dédiée aux Triangles et que l’auteur a agrémenté son récit de quelques dessins. C’est un plus pour le roman. Hélas, tous ces bons éléments n’ont pas effacé ce sentiment de lenteur omniprésent qui m’a assaillie. J’ai également l’impression que les personnages secondaires n’ont vraiment pas été très utiles… C’est vraiment dommage, car « Infection » a beaucoup d’éléments morbides qui pourraient convaincre les adeptes du genre.
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ltgwenew.

Citations

Les pensées de Perry s’égarèrent complètement tandis qu’il se grattait le dos contre le dossier de son siège de bureau, dont le tissu épais frottait à travers son sweat-shirt. Il grimaça quand les marques de sa jambe s’éveillèrent et le démangèrent si fort et si brutalement qu’il aurait aussi bien pu être piqué par une guêpe. Il s’y attaqua, les ongles plantés dans le tissu de son jean. C’était comme essayer d’attraper une hydre ; chaque fois qu’il arrêtait une tête qui le mordait, deux autres surgissaient et la remplaçaient.
Depuis le box voisin, il entendit Bill imiter de façon médiocre un comédien shakespearien.
– Être galeux… ou ne pas être galeux, dit-il, la voix seulement légèrement étouffée par la cloison. Telle est l’infection.
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NOURRIS MAINTENANT
L’ordre résonna comme l’explosion d’un canon dans la tête de Perry. Ses yeux se refermèrent avec violence tandis que ses dents se serraient en réaction à la douleur.
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Si je dois me découper en tranches pour vous avoir jusqu’au dernier, je le ferai et je me marrerai, vous m’entendez ? Je n’arrêterai pas de me marrer à m’en taper la cul par terre !
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Ma note

♥  3/5

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6 réflexions au sujet de « « Infection » de Scott Sigler »

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