Romans

« Je ne cours plus qu’après mes rêves » de Bruno Combes

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Je ne cours plus qu’après mes rêves »
Auteur : Bruno Combes
Genre : Roman contemporain
Éditeur : Michel Lafon

.

résumé du livre

Je m’appelle Louane, j’ai dix-huit ans. Ma vie est facile, enfin, je l’ai cru ; je ne me suis jamais vraiment posé la question. Jusqu’au jour où… Je m’appelle Laurene, j’ai trente-neuf ans. J’ai cherché le bonheur et, en même temps, je l’ai fui dès qu’il s’approchait. Jusqu’au jour où… Je m’appelle Louise, j’ai soixante-dix-sept ans. Mon existence m’a comblée et a été d’une parfaite tranquillité. Jusqu’au jour où… Nous ne nous connaissions pas. Rien ne laissait prévoir l’aventure que nous allions partager. Nos vies allaient en être bouleversées.

.

Ma critique

couv52004337Une fois de plus, le club des lecteurs de la médiathèque m’aura permis de faire une très bonne découverte que je vous recommande à mon tour ! « Je ne cours plus qu’après mes rêves », c’est un joli roman contemporain avec trois héroïnes appartenant à différentes générations, un road trip qui m’a rappelé celui de « Le Dernier Voyage de monsieur Baxter » de Matthew Crow, une bonne psychologie des personnages, des thématiques fortes comme la maladie d’Alzheimer, des destins croisés, des messages qui parleront à tous et de belles valeurs. Ce titre m’a fait passer par plusieurs émotions, notamment avec le portrait de Louise, une femme de soixante-dix-sept ans dont la mémoire joue des troubles, qui va être envoyée dans un établissement spécialisé à Strasbourg… Son caractère, sa lucidité sur la vie et sa franchise m’ont beaucoup plu, car elle n’est pas du genre à se laisser faire. Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la façon dont l’auteur a traité l’évolution de sa pathologie : c’est douloureusement crédible… Ainsi, on assiste de plus en plus à des crises d’absence et d’agressivité chez cette personne âgée qui refuse de prendre son traitement, se fiche des conséquences et préfère vivre comme elle l’entend, tout en ayant conscience qu’elle disparaît peu à peu… J’étais déjà bouleversée par ce qu’elle traversait, mais j’ai trouvé sa situation tellement plausible que cela m’a émue du début jusqu’à la fin…

Son binôme avec la jeune Louane, une adolescente vraiment mature et courageuse pour son âge, m’a également touchée ! Celui avec Laurene est également intéressant cependant, j’ai été moins attachée à cette dernière, sans doute parce qu’elle est un personnage se livrant peu et celui qui me fait moins écho… Les différences de ces « 3 L » font leur force ! Ensemble, elles vont affronter leur destin, faire des choix, découvrir quels sont leurs rêves et se reprendre en main ! La plume de l’auteur m’a agréablement surprise : à la fois poétique, juste, profonde et plaisante, on prend plaisir à le lire… Je suis d’ailleurs particulièrement conquise par ses citations ou ses paragraphes en début de chapitre. Souvent, les propos sont remplis de délicatesse ainsi que de vérité. Tout cela nous touche en plein cœur… C’est une très belle histoire poignante que Bruno Combes nous conte… Un récit dans lequel on embarque aisément et qui ne laisse pas insensible ! Le seul défaut qui me fait échapper au coup de cœur, c’est le côté trop prévisible du scénario même si, à y réfléchir, je n’imaginais pas un autre dénouement… Je savais où on allait, quels personnages allaient être sympathiques et lesquels ne se montreraient pas toujours sous un bon angle…

Pour une fois, ma critique sera assez courte, car je trouve dommage le fait d’annoncer quel lien unit ces trois femmes de caractère ou encore ce qui les attendra au fil des pages… Ainsi, je vous invite à simplement faire leur rencontre et à vous laisser emporter par un tourbillon de sentiments.

.

clubdeslecteurs
(Lu dans le cadre du club des lecteurs de ma médiathèque.)

.

Citations

La jeunesse, c’est profiter de chaque instant, comme un cadeau que nous offre la vie, sans se soucier des conséquences.
Mais c’est aussi le pouvoir de croire à ses rêves et de les laisser se transformer en espoirs.
Car au bout du chemin, ce qui comptera vraiment, ce seront les rêves que nous aurons osé vivre.
.
—————
.

– Je n’aime pas cette expression : « tomber amoureuse ». Si on tombe on devient faible, on est à la merci de l’autre et c’est peut-être ça mon problème : je ne veux pas devenir faible.
– Mais ça n’a rien à voir avec de la faiblesse ! L’amour, c’est de la force qu’on partage.

.
—————
.
On devrait vider nos cœurs comme on vide une vieille malle.
Se débarrasser des tristesses qui débordent, des regrets trop poussiéreux qui embrument nos lendemains.
On devrait décorer nos cœurs de couleurs vives et chaudes, oublier le gris des années de pluie et accrocher un soleil au-dessous de nos portes.
Chaque matin, poser notre main sur notre poitrine et sentir notre cœur battre, signe de vie et d’espoir.
.
—————
.
Si l’on veut distribuer du bonheur, il faut d’abord s’occuper du sien. Parce que si l’on n’est pas heureux soi-même, on n’a rien à offrir à personne !
.
.

Ma note

4,5/5

Publicités

5 réflexions au sujet de « « Je ne cours plus qu’après mes rêves » de Bruno Combes »

  1. Tu me rappelles que J’ai bien envie de lire ce roman 🙂 .Ça fait un moment déjà! Si ils l’ont à la médiathèque je l’emprunterai. Je fais une capture d’écran pour y Penser. Merci à toi ! 😉

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s