Romances

« Nous deux à l’infini » de Fleur Hana

emilie Un avis de Saiwhisper

Titre : « Nous deux à l’infini »
Auteur : Fleur Hana
Genre : Roman contemporain / Romance
Éditeur : Harper Collins

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résumé du livre

Elle est incapable d’aimer un autre homme que lui. Il est incapable d’aimer tout court. Lola aime Dante. C’est une vérité universelle depuis qu’elle a croisé son regard, treize ans plus tôt, alors qu’ils étaient encore adolescents et que Dante sortait avec sa grande sœur. Aujourd’hui, elle décide de tenter le tout pour le tout : elle va le séduire, quitte à se faire passer pour une femme qu’elle n’est pas vraiment, une femme que Dante laissera entrer dans ses nuits.
Dante n’aime que lui. C’est une vérité indiscutable depuis la trahison qui a fait voler sa vie rêvée en éclats. L’homme qu’il était a disparu ; désormais, il enchaîne les coups d’un soir et est devenu ce que la vie a fait de lui : un sale type. Mais, lorsque Lola déboule au milieu de la nuit, il lui ouvre, même s’ils ne se sont pas parlé depuis huit ans. Cette fille est toujours la gamine insupportable, capricieuse et envahissante de ses souvenirs, mais elle a ce truc indéfinissable qui le touche. Alors, quand elle lui demande de l’héberger, il accepte.

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Ma critique

Ayant apprécié plusieurs titres de Fleur Hana et me souvenant de la belle critique de mon amie Mikasa (qui avait trouvé quelques défauts, mais passé un bon moment), j’ai décidé d’acquérir « Nous deux à l’infini ». Je reconnais que ce fut divertissant toutefois, j’ai surtout adhéré au dernier tiers ! Le début fut assez malsain et j’ai eu du mal à accrocher aux personnages qui sonnaient assez clichés, notamment Dante incarnant l’archétype du mec sexy au passé douloureux qui ne cherche plus de relation stable… Oui. Encore !… couv46075321Je pense d’ailleurs faire un petit break avec la New Romance, car c’est le point commun de tous les protagonistes masculins de mes quatre dernières lectures appartenant à ce genre ! C’est assez lassant et répétitif, d’autant que l’on sait d’avance que l’héroïne va faire changer d’avis le bellâtre grâce à son amour et sa personnalité.

La narration utilise le procédé classique du double point de vue : celui du garçon et celui de la demoiselle, ce qui permet de connaître les pensées de chacun. J’apprécie toujours autant cette technique, car elle permet d’avoir une bonne vision d’ensemble ! Néanmoins, si le beau Dante avait souvent la parole en début d’ouvrage, j’ai trouvé dommage que l’on ne découvre plus ses pensées une fois la seconde moitié du livre passée ! Dante est un trentenaire de prime abord assez froid, travailleur, hautain, écorché, égoïste, colérique, vicieux et renfermé. Il semble ne plus adresser la parole à son frère et préfère vivre dans un misérable studio qu’il peine à payer avec ses deux emplois : celui d’aide-soignant le jour et de gogo-dancer le soir… Il apparaît comme une personne ayant un sale caractère, sauf avec la jolie Lola, la sœur de son ex qui, une nuit, va sonner à sa porte en lui demandant de l’aide… Comme elle l’a souvent soutenu par le passé et qu’il la considère encore comme une gamine malgré ses vingt-sept ans, il va accepter de l’héberger et de l’écouter… Sa bienveillance et sa patience (assez relative) m’ont d’abord fait espérer qu’il serait un héros attachant malgré son tempérament… Hélas, sa relation avec cette « petite sœur » insolente, entreprenante, insouciante, têtue et sans gêne m’a déroutée ! Très vite, le bad boy s’est mis à fantasmer sur elle et n’a pas hésité un seul instant lorsqu’elle lui a proposé un plan cul régulier… Or, on apprend très vite que Lola est secrètement amoureuse de lui depuis plus de treize ans et qu’elle accepte de coucher avec lui uniquement avec l’espoir qu’il l’apprécie enfin. Sauf que lui est bien déterminé à simplement se faire plaisir ! Les scènes de sexe sont assez nombreuses, détaillées et pas spécialement romantiques… Mais j’ai surtout eu de la peine pour la pauvre Lola qui s’empêtre dans ses mensonges et n’ose avouer ses sentiments à celui qui fait battre son cœur.

Leur relation stagne assez pendant un long moment, oscillant à plusieurs reprises entre calme plat, puis binôme explosif, intense et sensuel. De ce fait, j’ai cru que j’allais légèrement m’ennuyer cependant, la plume de l’auteure reste fluide et facile à lire. Cela m’a permis de passer outre cette histoire d’amour particulière et de laisser la chance au tandem de me toucher petit à petit. Par ailleurs, les personnages secondaires comme Chris, le meilleur ami de Lola, ou le groupe de gogo-dancers de Dante se sont révélés très sympathiques et utiles au scénario ! Une fois le dernier tiers dépassé, chacun va jouer un rôle important dans cette romance, ce qui va permettre au duo d’ouvrir les yeux, de se remettre en question, de réfléchir sur la situation, d’aller de l’avant et d’apprendre à s’ouvrir. C’est réellement cette dernière partie qui m’a convaincue car, en dépit du mal-être des narrateurs, l’humour est présent et le récit progresse enfin de façon « normale » ! Lola m’a particulièrement touchée, si bien que j’espérais qu’elle connaisse rapidement le bonheur d’une façon ou d’une autre. Certes, la fin est prévisible pourtant, il aurait été difficile d’imaginer un autre dénouement que celui-ci…

Ce fut donc une lecture en demi-teinte. Pour moi, ce n’est pas le meilleur titre de l’auteure : je vous recommande surtout « Avec toi, m’envoler » ou encore « On comptera les étoiles ».

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Citations

– Je ne chante pas faux, finit-elle par me répondre. C’est juste qu’avec les écouteurs je ne m’entends pas, alors forcément, ce n’est pas très juste.
– C’est complètement faux.
– Personne ne s’est jamais plaint.
– Parce que tu as achevé tous ceux qui t’ont déjà entendue chanter. Hémorragie cérébrale.
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Donc, en résumé : je préfère récurer les W-C publics d’un fast-food plutôt que rentrer chez moi. A quel moment ma vie est-elle devenue aussi misérable ?

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Lola est en train de danser et chanter. Le son est vraiment… curieux. Bon sang, est-il possible d’être si petite et mignonne et de chanter aussi faux ? Aussi mal ? Je crois que je viens de découvrir une nouvelle arme de torture et je suis sûr que si je la vendais au gouvernement je pourrais en tirer un prix intéressant. Sérieusement, il n’existe pas une loi quelque part pour interdire de chanter aussi mal ?
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– Et vous, mon petit, vous avez quelqu’un dans votre vie ?
– Non… Vous savez, je suis plutôt du genre à ne pas me caser.
– Vous caser ? Je suis toujours étonnée de voir les termes que les jeunes de nos jours emploient pour parler du mariage. Vous voyez ça comme une prison, une entrave, la fin de la liberté… Alors que lorsqu’on trouve la bonne personne, c’est tout le contraire.
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Ma note

3/5

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8 réflexions au sujet de « « Nous deux à l’infini » de Fleur Hana »

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